Deux morts et des dizaines de blessés.
C’est le bilan, rapporté par le magazine Usine Nouvelle, des derniers affrontements entre les opposants à la politique minière péruvienne et la police dans la région de Cuzco.
Cuzco, au Pérou, est devenu un des derniers eldorados miniers en date où se précipitent les minières.
Malheureusement, l’exploitation des ressources n’est pas de tout repos. Le pays a la particularité de cristalliser les points chauds qui font l’actualité des matières premières :
- Le nationalisme économique qui politise les débats économiques
- La raréfaction de la ressource qui exacerbe la compétition entre producteurs
- La révolte des populations locales contre les géants miniers
Au Pérou, une matière échauffe en particulier les esprits, le cuivre.
Si l’or a été un temps ce métal “dont sont faits les rêves” comme le soulignait Humphrey Bogart, c’est le métal rouge qui est actuellement en train d’échauffer les esprits.
Cuzco, la nouvelle Mecque du cuivre
Cuzco a l’intention d’investir 53 milliards de dollars dans les mines et l’énergie sur les 10 ans à venir. Ces investissements cimenteront la place de Cuzco de deuxième producteur de cuivre du monde : il est prévu d’atteindre les 2,15 millions de tonnes en trois ans. Le Pérou arrivera alors juste derrière le Chili.
Le problème, c’est que l’exploitation du minerai exacerbe les tensions. L’incident de ce mois-ci n’était pas le premier.
- Le projet de Conga, développé par Newmont Mining pour 4,8 milliards de dollars, est retardé par l’opposition des populations locales.
- Le projet de la région de Cajamarca, pesant 12 milliards de dollars, est également menacé.
- En Indonésie, la grève dans la plus grande mine du monde, à Grasberg, a fait chuter la production de 10% de Freeport-McMoRan.
En plus d’une production chaotique, la difficulté à trouver des gisements de cuivre à forte teneur maintient les coûts en apesanteur, au-dessus des 7 000 $ la tonne.
Des coûts de production en hausse
L’année dernière, qui a vu le cours du cuivre flirter avec les 10 000 $ la tonne, s’explique par une hausse historique des coûts. Ils ont augmenté de 16% en 2011 !
Ainsi au Chili, le premier producteur mondial, le géant minier Codelco a annoncé qu’il devra investir entre 2011 et 2022 autant que durant les 35 dernières années. Et encore, il fera augmenter sa production seulement de 500 000 tonnes en plus.
Devant ces tensions sociales et la hausse des coûts, les principaux consommateurs ont pris les devant pour sécuriser leurs importations.
Au premier rang desquels, la Chine.
Le réseau chinois, au coeur du 12e plan d’investissement chinois
Devant les risques d’un ralentissement brutal en Chine, le gouvernement a avancé un grand nombre de projets d’infrastructure. La reprise de ces programmes, fortement consommateur de métaux, a permis “d’allumer une lueur d’espoir”, comme le souligne le Financial Times, dans les yeux des mineurs…
Deux secteurs vont en particulier demander du cuivre :
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Le réseau électrique
En 2011, la China a annoncé la mobilisation de 51,8 milliards de RMN pour son réseau. C’était une augmentation de 88% de ses investissements dans le réseau. Or Barclays rappelait récemment que 40% de la consommation chinoise de cuivre était absorbé par le secteur de l’énergie.
Le plus intéressant, c’est que la Chine a décidé de rendre son réseau intelligent, en développant ses smart grid. C’est le sens à donner à l’accord passé en 2011 entre RTE et State Grid Corporation of China, l’opérateur de réseau chinois. Or les réseaux intelligents consomment plus de cuivre. On atteint les 4,8 kilos de cuivre au m2 dans un immeuble doté de ce type de réseau, contre 2,8 pour un réseau classique.
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L’électronique
On constate également un redémarrage des industries électriques et électroniques, qui ont augmenté leur consommation de cuivre de 5%. Or ce secteur a toujours tenu à bout de bras le cuivre lorsque la demande des autres secteurs faiblissait.
Les cours de la tonne de cuivre, qui viennent de retrouver leurs niveaux de fin 2011, constituent ainsi un bon niveau pour rentrer sur le marché.
Mon conseil
Sachez que le cuivre n’a pas été la seule matière chahutée. Ainsi, le pétrole est repassé en dessous des 100 $, après avoir caracolé vers les 120 en mars dernier.
La baisse des prix du pétrole va ainsi profiter aux minières, dont le coût de l’énergie constitue un poste important de dépenses.
Pour plus de sécurité, alors que les cours du métal rouge sont particulièrement volatils, je vous recommande de regarder du côté des grosses minières comme Freeport-Mc Moran ou Southern Copper.
[NDLR : Matières à Profits a actuellement dans son portefeuille une minière dont le cuivre est la première activité. Cette minière a de grandes ambitions, puisqu'elle a l'intention de faire décoller sa production de métal rouge de 255% sur 4 ans ! Pour profiter de cette opportunité exceptionnelle : découvrez Matières à Profits dès aujourd'hui...]


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