Barack Obama risque de perdre l’élection présidentielle américaine.
Les sondages commencent à être négatifs. Le président sortant vient de perdre entre 4 et 9 points en quelques jours. Sa cote est tombée à 41%, contre 50% en février.
Que s’est-il passé ?
Le taux de chômage américain est-il reparti à la hausse ?
General Motors est-il à nouveau en faillite ?
Ben Laden a-t-il été retrouvé à la terrasse du Carlton ?
Non, l’unique et seule raison qui explique cette chute libre est simple : les prix de l’essence sont trop hauts. Le prix du gallon d’essence a augmenté de 37%, pour toucher les 3,7 $. Il était de 2,7 $ en 2010.
Soyons honnête, les pétroliers ont largement profité de cette hausse. Les cours de bourse de compagnies comme ExxonMobil ont enregistré un +16% en à peine six mois.
Aujourd’hui, le vent semble légèrement tourner
Alors que les majors ont toutes affiché des résultats pour 2011 démesurément élevés, les pétroliers sont définitivement passés dans la catégorie “bad boys” aux yeux du public.
En plein campagne électorale, aux Etats-Unis et en France, les majors deviennent de plus en plus la cible des candidats. C’est pourquoi je ne pense pas que ce soit le timing idéal pour rentrer sur ces compagnies. Si elles disposent encore d’un potentiel de hausse, un autre moyen de profiter du baril cher existe avec un minimum de risque.
Suivez le guide !
Une hausse des cours assurée en 2012
Nous sommes rentrés dans une ère de pétrole cher.
Bien entendu, la flambée de ces dernières semaines reste exceptionnelle. La conjugaison de tensions géopolitiques exceptionnelles dans le pays du Golfe et d’un retour de la spéculation se sont conjuguées pour donner au cours du pétrole des airs de feu d’artifice.
Si les cours du Brent ne sont pas destinés à rester au-dessus des 120 $ cette année, la consommation étant en train de ralentir, un maintien au-dessus des 100 $ est probable.
Car nous sommes définitivement rentrés dans une ère de pétrole cher. A propos de 2011, le patron de l’Institut Français du Pétrole a été jusqu’à parler de “troisième choc pétrolier latent”.
Vendetta sur les pétroliers
La hausse des profits mirobolants qui en a résulté pour les majors a fait grincer quelques dents, alors que la crise économique est au coeur des campagnes électorales. C’est pourquoi les gouvernements se mobilisent. Témoigner du soutien aux automobilistes échoués sur le bord de la route apportera toujours quelques voix en plus.
Ainsi le président américain a récemment annoncé son intention de lever les subventions aux compagnies pétrolières. L’idée est de récupérer en économies ce que les automobilistes perdent à la station d’essence.
En France également, l’éternel débat sur le taux d’impôt des pétroliers a repris de la vigueur, alors que la politique énergétique a un temps été le centre de la campagne électorale.
L’âge d’or des pétroliers touche-t-il à sa fin ?
Je ne sais pas quel impact ces mesures contre les pétroliers auront sur leurs résultats et leurs cours de bourse. On peut cependant avoir quelques certitudes qui orienteront nos investissements.
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Le pétrole va rester au-dessus des 100 $ le baril dans les mois à venir. Le secteur pétrolier va rester un secteur profitable.
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L’avenir des pétroliers va être de plus en plus soumis aux velléités politiques des différents gouvernements.
Les investissements sur les pétroliers voient donc pendre au-dessus de leur tête une épée de Damoclès, à savoir la menace d’ingérence de la sphère politique.
Pour profiter de la hausse des prix du pétrole, tout en se protégeant de toute intrusion, un autre secteur apparaît être idéal : le secteur des transporteurs.
“Le pétrole est liquide”
Cette vieille rengaine dans le milieu pétrolier signifie que l’avantage économique du pétrole, comparé au gaz ou au charbon, réside dans la facilité avec laquelle on peut le transporter.
Aujourd’hui, alors que le paysage énergétique américain est en pleine révolution, grâce à l’émergence des hydrocarbures non-conventionnels, les besoins de moyens de transport n’ont jamais été aussi grands.
La lutte acharnée entre diverses compagnies, dont Enbridge, Chevron, Continental Petroleum ou encore Noble, pour le contrôle du pipeline Seayway, illustre bien ce fait. Ce pipeline doit acheminer le pétrole du principal lieu de stockage américain, à Cushing, vers les raffineries du sud.
Un secteur en pleine explosion
Ainsi en 2012, ce marché du transport d’hydrocarbures devrait peser pas moins de 60 milliards de dollars !
C’est le calcul réalisé par Visiongain, qui vient de publier son “Oil and Gas Pipelines Market Analysis 2012-2022″. Le marché est attendu en hausse, la demande d’énergie étant attendue en hausse au moins jusqu’en 2022.
Selon le site energy-daily.com, l’étude précise que les dépenses totales dans les pipelines de pétrole et de gaz dépendront des prix futurs du pétrole, de la demande de gaz, et de la croissance du secteur des hydrocarbures non-conventionnels.
Or si un pays s’est engouffré dans ce secteur, ce sont bien les Etats-Unis.
Mon conseil
En investissant dans le secteur des pipelines, vous vous protégez des risques politiques, tout en profitant d’un secteur structurellement orienté à la hausse.
Vous disposez de deux moyens pour profiter de l’envolée de ce secteur.
▪ Investir dans les transporteurs
Défis & Profits est récemment revenu sur une opportunité en or pour jouer la hausse des commandes de pipelines et gazoducs aux Etats-Unis : suivez le guide pour en profiter…
▪ Investir directement dans un constructeur de tubes
Matières à Profits a identifié une opportunité pour vous dans ce secteur également aux Etats-Unis : n’attendez pas pour découvrir mon analyse…
Il ne vous reste plus qu’à choisir.
Bon investissement.


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19 mar 201211:19