Le temple de Wat Traimit, en Thaïlande, est connu pour abriter le plus grand Bouddha en or du monde. La statue pèse 5 tonnes. Au prix actuel de l’or, elle pourrait être vendue 277 millions de dollars.
Pourtant, comme le souligne le site commodityonline, “on a longtemps pensé que cette statue était sans valeur car recouverte de plâtre“. Puis dans les années 1950, alors que le monument était déplacé dans le temple qui l’abrite actuellement, il tomba sur le crâne et laissa apparaître une lueur dorée.
Si plusieurs moines ont probablement interprété cette luminosité comme une représentation de la “pensée éclairée” de Bouddha, d’autres, plus pragmatiques, en tirèrent une conclusion plus simple : la statue était en or.
Cette petite histoire a l’avantage de nous rappeler que les plus belles opportunités ne nous apparaissent pas tout le temps sous des traits flatteurs.
C’est le cas aujourd’hui pour une minière aurifère injustement dévaluée en bourse. Comme nous le montrera Mathieu Lebrun, les premiers éclats dorés commencent à percer sous la morosité des courbes du titre.
Alors que nous abordons une période révolutionnaire sur le plan monétaire, ce genre d’opportunité ne se représentera pas deux fois. L’or se prépare à un nouveau décollage.
La Grèce fait briller l’or
Le Conseil mondial de l’or a récemment rappelé l’appétit indéfectible pour l’or depuis plusieurs mois. Regardez plutôt : la demande en or a augmenté de 0,4% en 2011, alors que le prix de l’once a augmenté de 28%. Ainsi c’est un total de 4 067 tonnes d’or qui se sont arrachées sur les marchés.
Les raisons sont nombreuses.
▪ La Grèce
L’économie grecque reste désespérément cacochyme, à force de rigueur budgétaire et d’injonctions européennes. Désormais, il est difficile de trouver un investisseur qui ne s’attende pas à une faillite pure et simple de la Grèce. Maintenant, l’or est une protection contre cette éventuelle banqueroute.
▪ Le dollar
Ensuite, la faiblesse du dollar a redonné à l’or les faveurs des investisseurs.
▪ L’appétit des banques centrales
Les banques centrales ont également participé à cette nouvelle ruée vers l’or. Avec des achats de 440 tonnes sur 2011, elles ont réussi à battre un record d’achat datant de 1964 !
Cette hausse a également été aidée par les pays émergents, qui ont récemment libéralisé l’accès à l’or.
Demande des émergents
Au quatrième trimestre 2011, la Chine est enfin devenue le premier marché pour la bijouterie et les investissements en or. Aidé, il faut le reconnaître, par un passage à vide de l’Inde.
C’est surtout la volonté de diversifier ses ressources qui a poussé la Chine et sa banque centrale à stopper ses achats de dettes américaines, et à se lancer dans l’orpaillage financier.
Nous touchons du doigt le principal motif de la hausse attendue de l’or : la perte de confiance dans le système monétaire international.
L’or, un barrage contre l’inondation de monnaies
Les investisseurs s’attendent à traverser des périodes de turbulences, où leurs placements risquent de payer les pots cassés.
Cette année va voir se conjuguer un ensemble de mesures de relance monétaire de la part des trois plus grandes institutions monétaires mondiales, la Fed, la BCE et la Banque centrale de Chine.
Ces institutions n’ont pas le choix, leurs gouvernements sont confis de dettes. Sur cette seule année, les Etats-Unis, l’Europe et le Japon devront rouler leurs positions sur leur dette (vendre et racheter un contrat à plus long terme) à hauteur de 8 000 milliards de dollars.
Destinés à traiter leur problème de dette à grands coups d’injections de liquidité, ces mouvements vont entraîner une vague inflationniste.
Rappelez-vous, depuis que l’or n’est plus au centre du jeu monétaire, en 1971, l’hypertrophie monétaire a réduit à néant les placements. Par exemple, 100 cents en 1970 ne représentent plus que 18 cents aujourd’hui.
Une minière s’impose aujourd’hui à nous
Pour se protéger de l’inflation, comme pour profiter d’un départ à la hausse, une minière représente actuellement une opportunité rare.
Elle n’a pas été recouverte de plâtre, comme le Bouddha thaïlandais, mais a été submergée par les eaux.
En fin d’année dernière, cette minière a connu un grave accident, ce qui réduit considérablement ses capacités de production. Le titre a alors plongé en bourse. Pourtant la punition semble avoir été disproportionnée.
La production de la compagnie est repartie à la hausse, et le gisement affecté devrait bientôt être à nouveau touché.
Une analyse technique qui ne trompe pas
Comme nous l’explique Mathieu Lebrun, rédacteur d’Agora CFD, le titre a subi une importante pression vendeuse en fin d’année. Pourtant, en février, le titre pourrait bien avoir atteint un point bas de court terme.
D’importants rachats ont été constatés récemment, ce qui laisse augurer la constitution d’une figure de retournement en avalement haussier.
Pour profiter de cette opportunité rarissime sur le secteur de l’or, Matières à Profits reviendra demain sur cette valeur. Vous pouvez nous rejoindre en continuant votre lecture…
Bon investissement.


Tjs intéresse par l évolution du métal. Merci