Par Laurent Rousseau
Revenons sur le précédent article que je publiais début février sur le métal jaune.
Rappelez-vous, j’anticipais un rebond imminent, alors que l’or se repliait depuis plusieurs semaines (depuis son plus haut enregistré à 1 227 $ fin novembre).
Certes, l’or est allé légèrement plus bas que la zone de support à 1 066 $/1 074 $ dont je faisais mention, mais l’objectif d’un retour sur le plus haut à 1 227 $ s’est bel et bien réalisé.
Que nous dit une mise à jour de cette analyse.
L’or : la valeur refuge par excellence
Comme nous l’étudierons plus en avant, je reste plus que jamais haussier sur le métal précieux et ce pour des raisons purement techniques.
Mais force est de constater que se sont produits de nombreux événements depuis février qui ont et vont encore influer sur l’évolution de l’or à court/moyen terme.
Je fais évidemment référence à l’accentuation de la crise de la dette des Etats qui, par contagion, risque de se propager de la Grèce à l’ensemble des pays du sud de l’Europe dans un premier temps (Portugal, Espagne, Italie) et peut-être bien plus encore.
Rien ne semble en mesure de freiner le métal
Face à cette défiance grandissante à l’égard des marchés, les investisseurs semblent une fois de plus se reporter sur la valeur refuge qu’est l’or. Qui dit aversion pour le risque, dit repositionnement sur l’or. Ca paraît mécanique mais c’est un constat.
Qu’importe que le dollar ne cesse de s’apprécier — annulant la corrélation inverse entre l’or et le dollar — rien ne semble en mesure de freiner le métal.
Canal haussier de long terme
La reprise amorcée début février depuis les 1 045 $* a mis en évidence un canal ascendant de long terme en place depuis le plus bas d’octobre 2008 à 680 $. Rien de tel pour plaider en faveur d’une poursuite de la tendance haussière.
Regardez plutôt le graphe suivant :
Vague de hausse non achevée selon Elliott
D’un point de vue "elliottiste", je vais m’appuyer sur ce que je vous indiquais début février. A savoir que la tendance initiée à 680 $ est certainement une impulsion qui doit donc se décomposer en cinq vagues (voir graphique).
La vague 4 s’est probablement achevée en février à 1 045 $. Nous serions donc, selon ce décompte, au sein de la cinquième et dernière vague de cette impulsion.
La clôture, début mai, au-dessus du plus haut de novembre à 1 227 $ suggère que cette vague 5 n’est pas encore terminée.
Objectif : 1 370 $
En pratiquant le jeu des projections de Fibonacci, on obtient un objectif situé à 1 370 $. Celui-ci est obtenu en reportant la taille de la vague 1 au point de départ de la vague 4. Sans rentrer dans le détail, ce n’est pas la seule projection envisageable mais c’est en tout cas la plus commune pour déterminer l’objectif de la vague 5.
Curieux hasard, cette projection coïncide quasiment avec le haut du canal de long terme, qui progresse de 5 $ par semaine.
La zone de résistance à 1 290/1 300 $ (haut du canal de court terme et niveau de résistance psychologique) devrait constituer la principale résistance sur la voie de la hausse vers 1 370 $.
Une fois 1 370 $ atteint, que faire ?
Une fois atteint, l’objectif à 1 370 $ pourrait contraindre l’or à amorcer la phase de correction (de l’impulsion haussière débutée à 680 $).
Ca ne marquerait pas pour autant un retournement baissier majeur. D’autres signaux (indicateurs, cassure de niveaux de supports importants) seront alors nécessaires pour valider un tel scénario.
Généralement, la phase de correction ramène les cours dans la vague 4 de l’impulsion qui a précédée. Dans le cas présent donc, on pourrait assister à un retour entre 1 050 $ et 1 200 $ avant que la hausse ne reprenne.
En résumé, le potentiel de hausse n’est pas épuisé à court terme
Je ne saurais que trop vous conseiller de vous positionner à l’achat sur l’or pour profiter des 15% de hausse qui s’offrent à vous !
* Retracement de Fibonacci à 1 045 $ (deuxième retracement de la hausse entre 864 $ et 1 227 $).

