Cher investisseur
Je vous emmène aujourd’hui du côté des Etats-Unis ; du côté du S&P500 plus précisément.
Ca ne vous intéresse pas ?
Pas de problème. J’ai écrit hier un article sur l’or qui vous intéressera certainement. Vous le trouverez en cliquant ici : Où va l’or en 2013 ?
Pour les autres, restez avec moi ; vous allez voir c’est intéressant.
Avant de faire des pronostics sur l’évolution du S&P500 d’ici la fin de l’année, petit point rapide sur la falaise budgétaire, le fameux fiscal cliff.
Vous en avez assez d’en entendre parler ?
Je vous comprends. De toute façon, tout ce cinéma finira par trouver sa solution. Tout le monde le sait et en est convaincu. Mais quelque chose me tracasse…
L’été 2011 nous a réservé une surprise inattendue… et si elle se reproduisait ?
Souvenez-vous l’été 2011.
- Le Congrès s’est battu pour obtenir des baisses de dépenses ;
- De son côté Obama s’est battu jusqu’au bout pour obtenir des hausses d’impôts avant de donner son aval pour des baisses de dépenses.
Tous les ingrédients du drame à huis clos étaient là. Suspens et angoisse atteignaient un paroxysme lorsque finalement tout ce beau monde se mit d’accord pour relever in extremis le plafond de la dette en échange d’une promesse de nouveaux impôts et de baisses futures de dépenses. Nous verrons plus tard…
Tout le monde sait que le plafond sera relevé cette fois encore. Alors laissons-les donc se crêper le chignon en paix et attendons…
Et si nous prenions un coup d’avance ?
Vous souvenez-vous ce qu’il s’est passé juste après l’accord obtenu à l’arraché début août 2011 ?
Le marché actions US a dégringolé de 15% d’un coup.
C’est ce point qui, justement, m’intéresse. Regardez :
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus
Et si le marché nous rejouait la scène ?
“Mais pourquoi le marché décrocherait-il après accord sur le relèvement du plafond de la dette fin décembre” ? Vous demandez-vous…
- Parce que cet “accord à tout prix” n’est finalement pas une fin en soi
- Parce que la vraie question est peut-être ailleurs ; et qu’elle ne trouve pas de véritable solution.
Voyez-vous, il me semble que la vraie question serait plutôt : les politiques américains sont-ils capables d’éteindre l’hémorragie budgétaire ? Là, on rentre effectivement dans le dur…
Le vrai risque n’est-il pas de terminer comme la dernière fois sur un :
- “on relève le plafond et on verra plus tard…” Ou, dit autrement, sur un :
- “on relève le plafond et on continue comme avant…” Ou, pour être plus précise :
- “quelques dépenses par-ci, quelques hausses d’impôts par là… mais sur le fond, on verra plus tard… quand ça ira mieux…“
N’est-ce pas pour cela que les marchés ont décroché à l’été 2011 ?
N’est-ce pas pour cela qu’ils pourraient à nouveau se crisper début 2013 ? Las de l’incapacité des politiques à résorber le problème budgétaire par de vraies réformes de fond ? … Las de mesures ponctuelles et cosmétiques ?
L’avenir nous le dira. Je n’en sais rien.
C’est en tout cas la question que je me pose. Nous verrons bien si les marchés se la posent ou s’ils en font fi. Une seule certitude cher investisseur : un homme averti en vaut deux ! A bon entendeur…
Autre chose maintenant…
Si vous vous êtes inscrit à ma e-letter gratuite AgoraFormation, vous connaissez la saisonnalité des marchés. Mieux vaut acheter en novembre et vendre fin avril pour maximiser son potentiel de gain.
Je vais affiner en regardant de plus près l’évolution passée du SP 500.
Achetez les replis de décembre, une bonne stratégie ? Oui.
Avez-vous notez que très souvent, entre fin novembre & début décembre, le SP500 “décroche” ; et que ce “décrochage est assez systématiquement suivi d’un beau rebond ?
Si avril est incontestablement le mois le plus performant, décembre, arrive juste en seconde position.
Après le creux de fin novembre 2008, l’indice gagna 13% sur décembre. Idem après les creux de début décembre 2009 et 2010 : il gagna respectivement +6% et +5% dans la foulée. Même chose l’an dernier avec un gain de +6%
La configuration de l’an passée est toutefois plus intéressante car elle s’est opérée en deux temps.
- Fort repli suivi d’un fort rebond,
- Puis nouvelle consolidation (moins profonde) avant reprise de la hausse.
Nous avons déjà fait 50% du chemin…
L’indice US a décroché il y a 15 jours, puis a fortement rebondi. La question est donc :
- pourrait-il “reperdre” la moitié de la hausse qu’il vient de réaliser ?
- peut-il rechuter vers les 1 380 points avant de repartir à la hausse jusqu’à la fin du mois ?
Tout est toujours possible avec Monsieur le Marché. Il est si capricieux, si imprévisible…
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus
Retenez juste ceci : si rechute il devait y avoir, achetez puis laissez vous porter. N’hésitez pas l’ombre d’une seconde…
Et après ?
Il sera toujours temps d’aviser et de prendre ses bénéfices au cas où le vent tournerait…
Et comme je le disais plus haut, il n’est pas impossible qu’il tourne…
D’ici là, restez à l’écoute
Isabelle Mouilleseaux
(NDLR : le marché US vous intéresse ? Mathieu Lebrun est votre homme. Il a récemment fait gagner 300% et 210% à ses lecteurs en jouant respectivement le Nasdaq & le SP500).


Laissez un commentaire