Argent trop cher ?!
Il y a quelques jours, c’était la Saint-Valentin : la fête des amoureux. Fête souvent assimilée à une fête commerciale, plus qu’à un symbole quelconque. Qu’importe. Cette année en tout cas, la fameuse Saint-Valentin n’a pas échappé non plus aux effets de la crise, comme l’ont constaté à regret bon nombre de commerçants.
Cependant, à quelque chose, malheur est bon, et il sort un “vainqueur” de cette déconvenue : en effet, au rayon bijouterie, l’argent a damé le pion à son acolyte doré, qui bien que plus prestigieux, n’en demeure pas moins plus onéreux et pas forcément plus esthétique.
Une “pause” sans précédent
“Si, au lieu de gagner beaucoup d’argent pour vivre, nous tâchions de vivre avec peu d’argent ?“ Cet extrait du journal de feu Jules Renard semble aujourd’hui tout à fait d’actualité. Pourtant, nous nous attarderons ici à l’argent en tant que matière première. Entre mi-mars et fin octobre 2008 en effet, les cours ont perdu près de 55% de leur valeur.
Ce très net retournement marque une pause sans précédent depuis la forte reprise haussière qui avait été initiée fin 2001.
Un produit boursier particulier
Il est deux éléments qui peuvent influencer l’évolution des cours de l’argent : d’abord, en fonction des facteurs réels, comme les extractions minières ou les besoins industriels ; ensuite, en fonction de la spéculation financière, du niveau de l’offre d’actifs financiers et d’autres facteurs financiers.
L’influence de ces facteurs sur le prix de l’argent change avec le temps. Certains de ces facteurs deviennent plus significatifs : tandis que certains s’affaiblissent, d’autres apparaissent.
Pour l’investisseur maintenant, il est bon de noter que l’argent est, après l’or et le pétrole, la troisième matière première la plus traitée, et la plus “traitable”, via de nombreux produits type warrants ou certificats par exemple.
D’or et d’argent : les faux-frères
Naturellement corrélés, ces deux métaux souvent associés n’ont pourtant pas le même impact pour les intervenants sur les marchés. En effet, s’il est plus facile pour M. Michu d’hésiter entre un bijou en or ou en argent, le spéculateur, lui, aura un autre regard.
Le bimétallisme monétaire semble aujourd’hui superflu, puisque l’argent montera toujours moins vite que l’or, et baissera, en revanche, toujours plus vite. Aussi, puisque le métal jaune est récemment en train d’exploser et de revenir vers des niveaux records, l’investisseur malin saura que son acolyte va naturellement le suivre. D’où le mouvement de troupeau actuel sur le métal gris, analysé pour vous ci-contre. Et d’où bien entendu le conseil de prendre le train en marche avant que de devoir chanter, avec Téléphone : argent trop cher…
Un rebond très encourageant
Entre mars et octobre 2008, les cours de l’argent se sont dépréciés de près de 55%, tout en dessinant une phase corrective traditionnelle en trois temps (notés A, B et C sur le graphique).
Depuis, le rebond a permis de reprendre 47% mais surtout, de mettre un terme à cette phase corrective, laissant donc présager d’un avenir plutôt encourageant. En effet, une telle configuration devrait, sur le plus long terme, conduire les cours du silver vers de nouveaux records historiques.

