Nouveaux plus hauts des indices !
Hier les indices ont touché de nouveaux plus hauts. A Paris le bon vieux CAC 40 a flirté avec les 3 780 points. L’explication à la mode est le retour des liquidités des étrangers qui avaient fuit l’Europe alors que l’euro menaçait d’imploser.
De plus, les résultats des entreprises américaines entretiennent ce flux positif avec près de 75% des publications qui sont au-dessus du consensus. Certes, les attentes des analystes étant au plus bas, tout ceci est un peu faussé.
En clair, tout va bien dans le meilleur des mondes sur la planète Bourse…
L’euro profite de cet appétit pour le risque
La hausse de l’euro semble donc toute naturelle avec un besoin plus grand pour venir investir en Zone euro. Mais cette hausse ne cache pas uniquement de gentils “zinzins” (investisseurs institutionnels) prêts à venir soutenir la croissance de la Zone euro avec leurs liquidités fraîchement dégagées des places obligataires… non.
La hausse de la devise européenne cache en fait une peur de voir les autres pays recourir à l’assouplissement massif et la dévaluation indirecte de leurs devises.
La guerre des monnaies… de singe
Comme je vous l’écrivais plus en détail hier dans ces mêmes colonnes, plusieurs banques centrales ont déclaré la guerre sur le marché monétaire. En tête le Japon qui, dans un cycle de déflation historique a décidé de mettre un objectif d’inflation à 2% pour la Bank of Japan ! Autant dire que la relance est en mode illimitée. Nous surveillerons d’ailleurs de près la réunion de mardi.
Mais les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse ne sont pas en reste avec des politiques monétaires visant à rester compétitifs dans les exportations. Et l’Europe dans tout ça ?
L’Europe… des contradictions
J’avoue, je commençais à m’impatienter. J’ai même cru à un moment donné que la Zone euro fonctionnait. Et puis mardi, il aura fallu cette déclaration Jean-Claude Juncker “L’euro est à un niveau dangereusement élevé“. Imaginez ma stupeur. Je venais de terminer un article sur l’incapacité de l’Europe à s’émouvoir de la hausse de sa monnaie et Jean-Claude me coupait l’herbe sous le pied. J’étais même à deux doigts d’y croire, si, si …
Et ce qui devait arriver, arriva. M. Nowotny, un membre de la BCE déclarait le soir même “Le niveau de change de l’euro n’est un problème pour le moment“, soit exactement le contraire de Juncker.
OUF ! En ces moments de troubles, il est bon d’avoir des repères historiques pour les marchés. Là ils en ont un qui tient la route : l’incapacité de l’Europe à ne parler que d’une voix !
EURUSD : une hausse en trompe-l’oeil
Allez, j’arrête d’être taquin et je retourne à mes graphiques pour vous exposer ma vision de l’eurodollar pour les prochaines semaines.
Reprenons tout d’abord l’analyse du Commitment of Traders, qui résume le positionnement des plus gros traders professionnels sur options et futures à Chicago. (pour en savoir plus, lisez l’article du Billet du Trader)
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus
L’indicateur COT (que je vous offre gratuitement ici) nous permet de rapidement connaître le sentiment des professionnels, que ce soit les spéculateurs ou les agents de couverture.
Dans le cas ici présent, voici ce que j’écrivais mardi : ”Pour la première fois depuis septembre 2011, les spéculateurs (non-commerciaux) sont repassés acheteurs nets d’euros en fin d’année et restent très proches cette semaine de l’équilibre. La particularité de cette hausse est toutefois la diminution des contrats ouverts qui traduit surtout un débouclage des positions à la vente sans véritable engouement dans l’achat.“
En clair, la baisse est freinée, mais on ne peut pas encore parler de véritable tendance haussière à long terme.
Mes deux scénarios à moyen terme
Comme d’habitude, faisons simple !
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Graphique EURUSD hebdomadaire
Nous sommes aujourd’hui dans une tendance baissière à moyen terme qui pourrait être remise en cause avec un passage au-dessus de 1,3410. En cas de dépassement, je recommande de passer à l’achat pour viser un retour sur 1,3750 $.
En revanche, tant que nous restons sous cette résistance, je reste vendeur de l’EURUSD pour un repli sur 1,3150$ dans un premier temps et viser une accélération vers 1,30$.
Si le mois de janvier a été le mois de l’optimisme, les élections italiennes et les débats autour de la dette américaine pourrait ramener les marchés à la réalité !
[NDLR : Exploitez tout le potentiel du marché des changes en seulement 10 minutes par jour ! Jérôme vous indique exactement comment faire -- il suffit de suivre le guide...]
Bon week-end !



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