Total remet les gaz ! 35% à prendre au passage

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Peut mieux faire !
Aujourd’hui, je m’attarde avec vous sur la plus grosse capitalisation du CAC 40, à savoir le groupe pétrolier Total, qui a terminé hier en surperformant l’indice dont il représente tout de même environ 13% à lui tout seul. Bilan de la journée : +2,16% (pour un CAC à +1,28%).

Toutefois, si je m’attarde aux statistiques sur les trois derniers mois glissants, je constate que le titre Total occupe, derrière Peugeot, la seconde moins bonne place des meilleures performances de l’indice avec un résultat flat, à +0,39%.

C’est peut-être précurseur d’un changement de bon augure pour la valeur pétrolière qui reste, évidemment, corrélée aux cours du baril de brut qui lui, montre de nombreuses incertitudes ces derniers temps.

De l’Angola à la Birmanie, les choses bougent
Côté mouvements récents dans son secteur, Total a annoncé hier que deux de ses nouveaux gisements basés en Angola sont entrés en production depuis le 19 août dernier. Ceux-ci devraient tourner à un pic de 100 000 barils par jour en 2011.

Autre bonne nouvelle, le groupe s’implante de plus en plus sérieusement outre-Manche en multipliant les partenariats ou autres acquisitions. Total vient ainsi de prendre une participation de 44% dans un permis d’exploration en mer du Nord britannique.

Notez enfin les rumeurs qui accusent Total d’enrichir la junte birmane et de cacher des exactions commises par les forces militaires, sur la population. Je vous rappelle que le groupe détient des champs gazier et pétrolier dans ce pays.

Investir pour survivre à long terme
Côté stratégie, l’entreprise mène un programme soutenu d’investissements, qui a notamment pour objectifs :
- la croissance de ses activités d’exploration et de production d’hydrocarbures ;
- le renforcement de sa position mondiale parmi les leaders sur les marchés du gaz naturel et du GNL (gaz naturel liquéfié) ;
- et l’élargissement de son offre dans les énergies nouvelles complémentaires (solaire, biomasse, nucléaire).

Enfin, le pétrolier français a affiché sa volonté d’acquérir un savoir-faire dans le nucléaire pour devenir un véritable acteur dans l’exploitation de centrales.

D’un point de vue technique maintenant
Le titre semble être désormais en mesure de sortir à la hausse de la zone de congestion triangulaire dans laquelle il ne cessait de péricliter depuis un an déjà.

En effet, les indicateurs hebdomadaires se retournent à la hausse et repassent en territoire positif.

D’abord, franchir la résistance des 46 euros
Aussi, il semble évident que mon scénario haussier ne pourra être validé que si les cours parviennent à repasser au-dessus de la zone clé située autour des 46 euros ; ce niveau correspondant à la fois à la zone d’overlap qui avait contenu les pressions acheteuses de septembre à mars 2002 avant de servir, une fois dépassée, de soutien majeur en juin 2006 puis mars 2008.

Ensuite, direction les 57 euros
Si le titre dépasse nettement ce palier, il y a fort à parier qu’il prendra alors un billet direct pour le seuil de résistance suivant situé sur les 57 euros. Niveau qui avait en effet contenu à de nombreuses reprises la montée du cours de l’action.

Ce scénario optimiste restera valide tant que le support clé situé sur les 36,30 euros ne sera pas clairement enfoncé.

Alternativement cependant, le passage au-dessous de ces 36,30 euros conduirait à un nouveau test de la forte zone de support située vers les 31,50 euros. Sous ce niveau, il faudra craindre une reprise de la tendance baissière de plus long terme.

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