Eh bien voilà, c’est fait : la Chine vient de se doter d’un nouveau gouvernement, entièrement dévoué au “bonheur du peuple”(d’après le communiqué officiel diffusé dans la nuit du 14 au 15 novembre).
Nous espérons que les futurs dirigeants de la Chine — qui entreront en fonction mi-mars 2013 — sont en forme car ils viennent de signer pour 10 ans.
L’Occident a suivi le plenum du Parti avec l’habituelle curiosité mêlée d’incrédulité devant des images impossibles à dater tant il est difficile de faire la différence avec les précédentes réunions de 2002 ou 1992.
En effet, les milliers de militaires et d’hommes en costumes sombres sont figés comme des Playmobils® dans une espèce de grande salle de théâtre dont le mobilier et l’équipement ne semblent pas avoir changé depuis 50 ans.
Les caméras émettant depuis le siège du Parti nous montrent une profusion de VIP au garde à vous, mais même les meilleurs sinologues s’avèrent incapables d’expliquer qui élit qui ou qui désigne qui aux plus hautes fonctions.
Aux Etats-Unis ou en Russie, tout le monde sait que les lobbies bancaires ou pétroliers, militaro-industriels ou gardiens de la “sécurité intérieure” tirent les ficelles… Mais en Chine, qui fait quoi ?
Parmi les grands élus qui siègent à Pékin — sont-ils 50 ou 500 tout le monde l’ignore -, personne n’est capable de dire comment se déroule le processus de sélection de la dernière short list qui mène au poste de chef des Armées, de chef des Services secrets, de représentant officiel de l’équivalent de nos ministères, de Premier ministre ou de premier Secrétaire, le représentant suprême de l’exécutif chinois. Qui décide de quelle politique sera menée… qui décide tout court ?
Toutes ces questions restent ouvertes et les marchés financiers, pourtant d’ordinaire si perspicaces, ne savent pas sur quoi la grande transition va déboucher.
Comme vous pouvez le supposer vu le sujet de cet article, nous avons surveillé avec une attention toute particulière l’évolution des Bourses de Shanghai et de Hong Kong depuis une semaine — et tout particulièrement les séances de mercredi et jeudi.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’aucun état de grâce boursier ne salue la nomination de Xi Jinping à la tête du Parti ou de Li Keqiang au poste de Premier ministre.
Alors oui… il y a bien eu cette envolée de 2% du Nikkei jeudi matin… mais ce n’était pas pour célébrer l’arrivée au pouvoir d’un dirigeant chinois promettant de réconcilier son pays avec le Japon — ce qui mettrait fin au boycott des produits nippons.
Tokyo exulte à la perspective de la formation d’un nouveau gouvernement qui encouragerait la banque centrale à inonder le marché de liquidités — et s’appliquerait donc à détruire consciencieusement la valeur du yen.
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Le SSE, l’indice de Shanghai a encore chuté de 1,2% à 2 030 points jeudi dernier (après 1,5% mercredi), flirtant avec la MM100 à la fin octobre. Le SSE n’a pas confirmé les espoirs de rebond vers 2 175 (zénith du 10 août) puis 2 242 points (plancher du 29 mars) qui étaient pressentis après le test du support psychologique et historique des 2 000 points.
Il semble donc que Shanghai s’apprête à revenir éprouver sa solidité avant fin novembre. Ce serait un beau trade à tenter.

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Sauf qu’il est difficile pour le trader particulier français d’intervenir sur le marché chinois, que ce soit pour jouer le scénario baissier qui s’est enclenché le 22 juin dernier avec la cassure des 2 250 points, ou le scénario d’un rebond en W sur les 2 000 points. Il existe bien quelques trackers et OPCVM estampillés “valeurs chinoises” qui vous permettraient de surfer sur des mouvements moyen terme, mais ils manquent de réactivité.
Alors nous avons trouvé un moyen beaucoup plus simple : nous avons trouvé quelques titres cotés en France ou en Europe qui répliquent assez fidèlement les mouvements boursiers qui animent Shanghai et Hong Kong.
Il sera en effet bien plus commode pour vous de suivre l’évolution d’EADS (NL0000235190), ARCELOR-MITTAL (LU0323134006), ERAMET (FR0000131757), ou encore VALEO (FR0000130338) qui présentent un fort taux de corrélation avec les indices chinois, comme c’est également le cas des grands groupes miniers anglo-saxons et canadiens.

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Nous sommes largement convaincu que les autorités de Pékin ne peuvent rester indifférentes au danger pour l’épargne de centaines de millions de Chinois d’une cassure des 2 000 points sur le SSE.
A partir de là, nous anticipons que des mesures directes ou indirectes de soutien aux marchés ne vont pas tarder à être annoncées… Cela pourrait passer par l’ouverture plus large des Bourses du pays aux investisseurs étrangers ou par des mesures de relance de l’activité, lesquelles impacteraient directement les valeurs que nous avons ciblées.
Vous découvrirez alors rapidement que ces quatre valeurs se retrouvent à proximité de leurs planchers annuels, ce qui nous donnerait un potentiel de rebond important ! Alors vous pouvez retenir le quarté suivant, avec dans l’ordre ERAMET, ARCELOR-MITTAL, VALEO et EADS.
Première parution dans le Billet du Trader du 19/11/2012.


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