C’est une semaine importante qui s’annonce une nouvelle fois sur le Forex, avec une grande attente des investisseurs en matière de décisions des grandes banques centrales.
En effet, alors que la Fed emboite ce soir le pas à la Banque centrale australienne (RBA) avec sa réunion monétaire, ce sera ensuite la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre que nous attendrons et qui rendront leur décision jeudi après-midi.
Attention aux communiqués
Si les taux ne devraient pas être modifiés, c’est encore une fois la rhétorique et le contenu du communiqué qui vont être déterminants.
Aux Etats-Unis, c’est bien entendu la fameuse extended period qui est à surveiller ce soir.
En Grande-Bretagne, on sera attentif aux craintes inflationnistes. Il se pourrait bien que le comité soit divisé sur la conduite à tenir. Les sommes allouées au programme de rachat d’actifs ne devrait pas être augmentées.
Et en zone euro, on espèrera un peu plus "d’indices" car jusque-là, les communiqués sont restés très convenus.
Peu de marge de manoeuvre
Il faut bien dire que la marge d’action des banques est faible. Lundi, l’indice des services américains a montré une belle progression à 53 points, signifiant le retour de l’expansion. Cela faisait deux ans que ce n’était pas arrivé !
Les mises en chantier affichent une hausse de plus de 8%, qui ne font que neutraliser la baisse précédente de près de 7,8%.
Ces chiffres, même s’ils peuvent apporter un peu d’optimisme sur les marchés, ne sont finalement que l’illustration des difficultés que nous avons à cerner la situation.
Les frontières sont minces entre inflation et déflation, entre croissance et récession. Et chaque nouvelle statistique apporte tantôt son lot de réconfort, tantôt de l’inquiétude.
Et c’est bien ces va-et-vient que vont tenter de maîtriser les banquiers centraux en continuant d’envoyer des messages encourageants.
Le problème est que la seule certitude que nous ayons est qu’il ne reste guère de munitions dans les réserves et que l’on ne fait que repousser les problèmes bien réels de la dette et de l’abondance de liquidité.
La RBA serre la vis !
Dans la nuit de lundi à mardi, la Banque d’Australie a remonté une cinquième fois son taux d’intérêt qui culmine maintenant à 4,25%. Le gouverneur Stevens a même déjà laissé entendre que cela n’était pas fini. On estime l’objectif de la banque se situe à 5,25%, qui est la zone historique moyenne des taux pratiqués par le pays.
Pourtant, quelques signes de l’effet des précédents resserrements se sont manifestés avec une baisse surprise des ventes de détail et des accords de permis de construire.
Si la bonne santé de l’Australie ne fait aucun doute, il me semble tout de même que les dirigeants sur-estiment peut-être la capacité de la demande en matières premières. En effet, la Chine reste leur principal partenaire et tout signe inquiétant en provenance de l’empire du Milieu pourrait venir troubler la sérénité affichée des Australiens.
AUD/USD : test de résistance
Cette confiance en l’économie australienne est illustrée par les graphiques.
En effet, même face au billet vert pourtant renforcé, la devise australienne a bien résisté et s’est maintenue proche de ses plus hauts de l’année à 0,9323 $.
Initier une position vendeuse ?
Pourtant, il semble que le potentiel de hausse soit maintenant assez faible, étant donné que les taux sont proches de leur niveau historique moyen, mais aussi parce qu’un mouvement de hausse — qui n’a pas encore commencé — est inéluctable aux Etats-Unis.
Aussi, il me semble qu’initier une position vendeuse sur les niveaux actuels avec un stop situé au-dessus de 0,9415 $ pourrait être un bon moyen d’anticiper ce mouvement de baisse que j’attends désormais pour les semaines qui viennent.
Mon objectif est un retour sur la moyenne mobile à 200 jours actuellement à 0,88 $, puis le retracement de Fibonacci de 23,6%.
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