Nous entrons aujourd’hui dans la phase la plus sympa du cycle des mines d’or

leadimg

Sur les 10 dernières années, l’once d’or a chuté 12 fois de plus de 8%. Ce qui ne l’a pas empêché de gagner 480% sur la période (et jusqu’à 590% en son point le plus haut l’an passé).

Tous les replis ont donc systématiquement été effacés.

Autre constat : pas une année dans le rouge. L’once a toujours enregistré une performance annuelle positive, tous les ans depuis une décennie.

Dernier constat : depuis 10 ans, chaque repli intempestif de l’or a systématiquement été une très bonne opportunité pour acheter de l’or “à bon compte”.

Aujourd’hui, le métal jaune est à nouveau dans une phase de repli. Et je vous pose une question :

Pensez-vous que s’en est fini de l’or ?
Laissez-moi vous poser la question différemment :

- Pensez-vous que les milliards de dollars, d’euros et de yuans papier “imprimés ex nihilo” n’auront strictement aucune conséquence ?

- Pensez-vous que la question de la dette souveraine et des déficits budgétaires est réglée ? Que les Etats sont en train d’honorer leurs engagements (service ET principal) ? Et qu’à partir de maintenant ils pourront aller sur les marchés chercher de l’argent sans problème ? On se bousculera au portillon ?

- Pensez-vous vraiment que les bilans des banques sont propres, avec des actifs à risques bien provisionnés et des ratios de fonds propres optimaux ?

Si vous avez répondu oui à toutes ces questions, inutile d’aller plus en avant dans votre lecture.

Si comme moi vous pensez que les problèmes qui ont poussé l’or à la hausse sont toujours là, que l’or a encore de beaux jours devant lui, poursuivez.

J’ai une autre question à vous poser…
Pour profiter d’une once d’or solide, vous pouvez acheter de l’or physique, ou des minières aurifères. Mais savez-vous comment fonctionne le marché des minières aurifères ?

Beaucoup diront que oui. Mais beaucoup s’y sont fait prendre car ils ne CONNAISSENT PAS la réalité de ce marché.

Alors si vous vous intéressez un minimum au potentiel des mines d’or, je vous conseille sincèrement de prendre 5 mn pour lire la suite.

1 - Pour la majorité des investisseurs, les petites minières sont un piège
Après 20 ans de “traversée du désert”, le réveil de l’or en 2002 a attiré les exploratrices et les capitaux en quête de “coup du siècle”.

Des milliards se sont déversés sur ce secteur. Seulement voilà :

S’il y a des milliers d’exploratrices avec des idées géniales sur le papier, mais au bout du compte, seules quelques-unes réussiront en prouvant EFFECTIVEMENT qu’il y a des TENEURS dignes de ce nom sous leurs pieds.

Certaines vont voir leur cours multiplier par 10, 50 voire 100. Mais notez qu’il y a sur ce créneau un taux de déchet hallucinant. Voilà pourquoi, si vous prenez le secteur des juniors dans son ensemble, il est mathématiquement perdant et destructeur de valeur.

Votre probabilité de perdre est donc maximale si vous êtes néophyte. En revanche, pour les connaisseurs, l’affaire peut s’avérer extrêmement juteuse.

Sur ce marché, vouez vous à deux saints, pas un de plus :

L’expérience et la renommée de l’équipe de managers/géologues.

Les teneurs qui ressortent des différents tests de forage.

Fermé le ban.

Retenez cette équation : teneurs élevées = retour sur investissement élevé.

La clé de la réussite est donc incontestablement le BON stock picking. Oubliez tout le reste, ou vous êtes un homme mort.

2 – Ce que vous devez IMPERATIVEMENT savoir
Peu d’investisseurs sont conscients de la réalité du marché des minières.

Après 20 ans de traversée du désert de l’or des investissements miniers, la demande d’or et le prix de l’or se sont mis à grimper rapidement dès 2002.

Devant la hausse des cours et de la demande d’or, les projets miniers ont fleuri. Et durant quasiment toute la décennie, les capitaux ont afflué sur ce secteur “prometteur”. Attirant des spéculateurs en quête de jackpot minier.

Durant toute cette période, des dizaines de milliers de mines ont été creusées, explorées, cherchées… drainant des milliards (je pèse mes mots) à coups d’augmentations de capital et de dilution des actionnaires, et d’endettement. L’industrie attirait le cash comme l’aimant le fer. Et le cours des valeurs flambaient à des niveaux déraisonnables.

On “brûlait le cash” dans un grand nombre de projets “douteux”. Quoi de plus normal, me direz-vous : depuis longtemps, trop d’argent = multiplication des projets à la rentabilité douteuse. On investit dans tout, sans discernement. Ce phénomène est vrai partout, tout le temps, depuis la nuit des temps.

En revanche, ce qu’on sait peu, c’est que durant toute cette période, l’industrie minière dans son ensemble n’a généré que très peu de CASH, elle était globalement très peu rentable.

Ajoutez les krachs de 2008 et 2011… vous comprenez ainsi la fuite des capitaux. Les spéculateurs ont été douchés. Et les fonds ont été expulsés de force du secteur, pris en étau entre le retrait de capital de leurs clients et la baisse des valorisations des minières en portefeuille.

Je résume pour ceux que j’ai perdus en cours de route : trop d’argent déversé sur le secteur, trop de projets douteux, flambée des cours, retour sur investissement faible, krach… Aujourd’hui le secteur est rincé, déserté.

Les minières se sont effondrées, sans distinction. La vague a emporté tout le monde : les juniors au beau potentiel au même titre que celles qui ne valent pas un clou.

Aujourd’hui, les valorisations sont à la casse. Les indicateurs de sentiments, survente… sont tous à des points bas historiques.

C’est maintenant que ça devient intéressant.

Aujourd’hui, nous assistons à une mutation dont peu de gens sont conscients
▪ Face à ce tableau quelque peu apocalyptique, aujourd’hui le secteur minier voit ses performances s’accroître, encore et encore.

Aujourd’hui, les mines d’or “crachent du cash” comme jamais auparavant. Les bénéfices par action grimpent fortement.

Aujourd’hui, les investissements sont financés grâce au cash flow généré. Fini les augmentations de capital et le recours à l’emprunt. On est capable de s’autofinancer.

Aujourd’hui, certaines mines génèrent tellement de cash qu’elles sont aujourd’hui capables de verser des dividendes à leurs actionnaires et de procéder à des rachats de titres.

Malgré cela, les investisseurs tétanisés ne reviennent pas, ou très peu.

Mais il y a autre chose…

▪ Si pendant 10 ans beaucoup d’argent a été gaspillé, dans le lot certaines juniors TRES PROMETTEUSES ont toutefois elles aussi pu bénéficier de cette “manne providentielle”.

Or justement, ces quelques “élues” commencent aujourd’hui à produire (ou vont bientôt produire).

Dit autrement, nous sommes aujourd’hui au moment le plus sympa du cycle des minières : après la traversée du désert et le retournement, après le surinvestissement sans discernement, après le bain de sang, nous arrivons à un moment optimal : les minières au beau potentiel sont à la casse. Elles vont se mettre à produire. Le cours de l’once d’or est élevé et le restera pour des raisons macro-économiques et monétaires évidentes.

N’oubliez pas que rien ne fait croître plus vite le cours d’une mine que les publications de résultats de ses tests de forage. Sur le coeur du projet, ou/et autour du projet si celui-ci commence à produire.

Rien ne fait croître plus vite une minière que le passage de l’exploration à la construction de la mine. Et de la construction à la production.

Or justement nous arrivons dans ces phases.

Autre chose…

▪ Il ne fait pour moi aucun doute que nous allons assister à un vaste mouvement de fusions & acquisitions.

Car les grosses minières ont du cash à ne plus savoir qu’en faire.

Et elles doivent perpétuellement reconstituer leurs réserves pour “survivre” dans le temps.

Ces petites mines prometteuses, heureuses élues perdues au milieu du carnage, constituent des proies idéales.

Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Tout ne va pas être rose au pays des mines.

Depuis des mois, les juniors ne font plus appel au marché et mais vont bientôt y être contraintes, sous peine de mettre la clé sous le paillasson. Inutile de vous dire qu’il n’y en aura pas pour tout le monde…

Voilà pourquoi il y aura une forte volatilité sur le marché cette année encore, et probablement beaucoup de fermetures de projet.

Mais nul doute que les beaux projets trouveront les financements (teneurs et qualité de l’équipe, n’oubliez pas). Ce sont eux qui seront les “boîtes à cash” de demain, qui feront le bonheur des investisseurs patients et la cibles des méga-minières type BHP.

Cette année sera donc une année difficile, mais charnière. Les investisseurs avertis qui se seront positionnés sur les bonnes valeurs devraient à terme se réjouir de leur persévérance et courage.

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Isabelle Mouilleseaux

Isabelle Mouilleseaux rédige chaque jour l'Edito Matières Premières & Devises (Publications Agora), une lettre internet gratuite consacrée au marché des matières premières et au marché des devises. Passionnée depuis toujours par la Bourse et par tous les marchés financiers, Isabelle s'est spécialisée dans les matières premières et veut permettre à l'investisseur particulier de découvrir et de comprendre l'investissement sur ce marché , ainsi que celui du Forex.
 
L'Edito Matières Premières & Devises est bien plus qu'une chronique quotidienne. C'est un pôle d'activités centré sur les matières premières et les devises qui vous donne les moyens de suivre et de maîtriser ces marchés ! Vous y trouverez des conseils, des opinions, et des avis d'experts. Vous pouvez recevoir gratuitement l'Edito Matières Premières & Devises en cliquant ici.

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