Qu’est-ce que la monnaie ? Un vulgaire bout de papier accroché au bout d’un fil appelé CONFIANCE…
Sans confiance, pas de monnaie
Une monnaie existe parce que ses utilisateurs, vous et moi, avons confiance en elle.
Après tout, un billet de 500 euros n’est qu’un vulgaire bout de papier. Ce qui fait sa valeur, c’est la confiance que nous mettons dans ce bout de papier. Nous avons confiance qu’en échange de ce papier, nous pourrons acheter pour une valeur de 500 euros de biens tangibles.
La confiance est essentielle. Sans confiance, une monnaie se meurt.
Ce principe est bien sûr applicable à l’euro. Mais l’euro est une “monnaie unique”. Et pour assurer sa pérennité, la confiance ne suffit pas. Il lui faut un deuxième élément :
Une seule et unique valeur
L’euro a une valeur unique.
Cette valeur est la même dans tous les Etats de la zone euro. Cette unicité de la valeur est l’essence même de la “monnaie unique”.
Un euro déposé en Allemagne vaut autant qu’un euro déposé à Palerme, Madrid ou Athènes. Et les utilisateurs ont AUTANT CONFIANCE dans l’euro déposé à Berlin qu’à Athènes.
Pas de monnaie unique sans valeur unique. Cette unicité de la valeur est fondamentale et structurante.
Voilà pour la théorie. Maintenant, qu’en est-il de la réalité ?
Premier constat : le Grexit nous dit que l’euro grec est surévalué de 30 à 50%
Les retraits des Grecs s’élèvent à 72 milliards d’euros depuis janvier 2010.
Pourquoi les déposants auraient-ils intérêt à retirer leur argent de leur compte en banque pour le placer en Suisse, en Allemagne (ou ailleurs) ?
Peut-être estiment-ils que “leur” euro, l’euro grec, ne vaut pas ce qu’on dit qu’il vaut ; qu’il vaut moins qu’un euro “normal”.
L’éventualité d’un retour à la drachme laisse envisager une dévaluation potentielle de la monnaie locale de 30 à 50%.
Cela ne revient-il pas à dire que “l’euro grec” est surévalué de 30 à 50% ? Et qu’il ne vaut pas la même chose que l’euro de Paris, Rome ou Berlin ?
Le principe d’unicité de la valeur de la monnaie unique est battu en brèche. Dans la tête des détenteurs, l’euro grec est de moindre valeur.
Second constat : L’euro allemand est très recherché. Et s’il valait plus ?
Autant l’euro grec est fuit, autant l’euro allemand est recherché. On va même jusqu’à “payer” pour en détenir.
Qu’est-ce que cela veut dire ?
Peut-être que les investisseurs se protègent du risque potentiel d’une implosion de l’euro. Ils se ruent vers l’euro allemand parce qu’ils estiment que cet euro allemand vaut plus que la valeur actuelle de l’euro.
Dit autrement, si l’euro implosait, le retour au deutschemark entraînerait immédiatement une forte réévaluation de la monnaie locale.
Là encore, le principe d’unicité de la valeur de la monnaie unique est battu en brèche. Dans la tête des investisseurs, l’euro allemand à “plus” de valeur.
Que retenir de tout cela ?
1 - Nous assistons actuellement à la désintégration du concept d’unicité de la valeur de la “monnaie unique” dans l’esprit des investisseurs. Dans leurs têtes, la fin de l’euro commence à prendre forme.
2 - Et comme si cela ne suffisait pas, nous assistons par-dessus le marché à une défiance des investisseurs internationaux face à l’euro. Eux ne se posent pas la question de savoir si l’euro allemand vaut plus que l’euro grec ; pour eux c’est “exit l’euro” tout court… et tout de suite.
Sa valeur se délite à toute vitesse sur les marchés internationaux. Les investisseurs le fuient pour se réfugier dans le dollar.
Perte de confiance ; unicité de sa valeur mise à mal… l’euro est sur le fil du rasoir.
[NDLR : Faut-il se préparer à l'implosion de l'euro ? A un retour au mark ou à la drachme ? Oui. Car cela aurait des répercussions significatives sur votre argent.... C'est pourquoi nous vous conseillons de rejoindre les milliers de lecteurs de La Stratégie de Simone Wapler, pour détenir les meilleures stratégies de protection de votre capital : il suffit de découvrir le message de Simone Wapler pour tout comprendre...]


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