Les statistiques s’enchaînent et se ressemblent
L’emploi, la consommation, la production et maintenant la confiance des ménages sont en chute libre.
A l’image du G20, les chefs d’Etat et de gouvernement ne savent plus comment rassurer leurs électeurs et les agences de notation, prêtes à sanctionner la moindre faiblesse désormais.
Les seuls chiffres en hausse sont le chômage et les déficits. Pas plus tard que ce jeudi, les demandes d’allocation chômage aux Etats-Unis ont de nouveau augmenté pour s’établir à 472 000 unités.
Le plus impressionnant étant sans aucun doute le plongeon de 30% des promesses de vente immobilières.
Les indices chutent violemment
Les indices mondiaux ont fortement chuté la semaine dernière. Le S&P 500 a même touché un plus bas à neuf mois en cours de séance jeudi après-midi, testant la zone des 1 000 points et cassant l’importante résistance des 1 045 points.
Aucune place n’est épargnée et la purge semble bien enclenchée.
Si cette vague de baisse ne vous aura pas surpris en tant que lecteur assidu de cette lettre, le comportement des devises, lui, me semble beaucoup plus significatif.
Le Forex semble vouloir nous faire passer un message fort : le dollar est mort.
Le dollar prêt à chuter
Jusque-là, la situation était finalement assez simple.
Dès que l’aversion au risque revenait, le yen et le dollar étaient très recherchés en tant que "devise refuge". La première parce qu’elle est maintenue artificiellement basse par la politique monétaire du Japon et la seconde car les Etats-Unis apparaissent encore comme la locomotive de la croissance.
Seulement voilà. Si pour la première les habitudes ne changent pas (le yen s’apprécie dès que le carry trading est plus risqué), il semble que le billet vert peut de moins en moins prétendre à son rôle refuge, étant donné le déficit de plus en plus difficile à justifier de son pays.
Ted Spread
Les taux américains se tendent également progressivement, signalant là aussi des inquiétudes grandissantes sur la santé de l’économie américaine. Le Ted Spread, même s’il se détend un peu, s’est nettement raffermi ces dernières semaines.
EUR/USD n’ira pas plus bas
Comme je vous le disais depuis plusieurs semaines, l’euro semble avoir atteint un plancher assez solide autour des 1,20. Notre premier objectif à 1,2660 devrait être désormais rapidement atteint.
Ensuite, j’envisage un retour progressif sur les 1,30 $ tout en restant très prudent sur les mouvements de la BCE.

