Panique sur les marchés
Hier soir, la panique s’est emparée des marchés.
Je ne vais pas revenir une nouvelle fois sur ce sujet, que mes amis de la Chronique Agora et moi avions tout de même anticipé depuis quelques semaines. Nous laissons maintenant la place aux "Analystes d’après", ceux qui vous ont annoncé le CAC à 9 000 points, l’euro à 2 $ et qui devraient maintenant vous prédire la fin de la zone euro…
J’ai en effet, par respect pour vous cher lecteur, une préférence pour m’attaquer à ce que l’on ne sait pas encore, les probabilités que tel ou tel événement se produise. Bref, j’ai une préférence pour me pencher sur ce qui rapporte, ou au moins essayer de l’anticiper.
30% de baisse depuis 2007
Donc aujourd’hui, je décide de m’attaquer, sans mauvais jeu de mot, à la livre sterling qui a connu une séance dans le rouge vif et est venue tester les 1,46 $ tôt ce matin, soit près de 30% en dessous de ses plus hauts de 2007.
En dehors de l’aversion au risque générale sur les marchés, c’est surtout les résultats provisoires de l’élection législatives qui ont fait plonger la livre.
En effet, aucun des candidats n’est parvenu à obtenir la majorité absolue et une coalition devra ainsi être mise en place.
Les gouvernements de coalition ne plaisent pas aux marchés
Car ils sont souvent peu efficaces et ont une vitesse de décision très diminuée. Or la situation du Royaume-Uni nécessite un gouvernement fort et non freiné dans ses intentions.
Les défis pour le nouveau gouvernement seront de taille !
Chômage et consommation à la traîne
Les dernières ventes de détail ont déçu les marchés avec une hausse de 0,4% qui n’a ainsi pas confirmé le regain des mois précédents.
De son côté le chômage ne faiblit pas, malgré une légère baisse des demandes d’allocation chômage, un taux de sans emploi qui culmine à 8% (graphe ci-dessous).

