Guerre des devises, variations des taux de change, euro, dollar, yuan, yen…
Je le vois bien… Vous n’avez que faire de toute cette agitation sur le marché des changes.
“Cela ne me concerne pas” vous dites-vous sereinement.
Détrompez-vous !
Il faut absolument que vous lisiez les quelques lignes qui suivent, vous allez changer d’avis.
Vous n’imaginez pas à quel point cela vous touche. Vous, votre compte bancaire, votre Livret A, votre argent.
Le pouvoir d’achat de votre argent est d’une volatilité extrême
Prenez l’euro/dollar par exemple.
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Quand l’euro/dollar grimpe, votre argent “prend de la valeur”. Vous pouvez acheter “plus de choses” libellées en dollar avec 1 euro (des entreprises, des vacances, des biens, des services…)
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Quand il baisse, votre argent “perd de la valeur”. Vous pouvez acheter “moins de choses” libellées en dollar avec 1 euro (oubliez vos vacances à l’étranger, elles vont vous coûter une blinde…)
Plus ou moins 20% dans les dents en quelques semaines
C’est la variation du pouvoir d’achat de votre argent…
Regardez. Mais attention au tournis…
Variation du pouvoir d’achat de notre monnaie en dollar
Cliquez sur le graphique pour l’agrandir
Maintenant, prenez un peu de recul…
Regardez la “Big Picture” comme disent les Américains, le “panorama d’ensemble” en somme.
Que voyez-vous ?
Absolument. La tendance de fond décline clairement. Votre argent a perdu 20% de son pouvoir d’achat (en dollar) en cinq ans (l’euro/dollar étant passée de 1,60 à 1,28 entre 2008 et aujourd’hui). Et ce malgré le fait que la planche à billets américaine tourne à plein régime ! Imaginez où nous en serions si elle ne tournait pas…
C’est conséquent…
Et c’est AUSSI le cas contre la plupart des monnaies
Notre euro perd structurellement de la valeur.
L’euro index, qui reflète la valeur de notre euro contre un panier de monnaies (dollar, sterling, yen, franc suisse, couronne suédoise) en atteste : le pouvoir d’achat international de notre monnaie a perdu 18% depuis 2008 (et jusqu’à 25% fin 2012 ! Merci la Banque centrale japonaise…)
Variation du pouvoir d’achat de l’euro contre un panier des principales devises mondiales
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Vous vous croyez à l’abri ?
N’allez pas imaginer que vous êtes à l’abri si vous êtes un bon franchouillard qui ne met jamais le nez hors de nos frontières.
Le prix de nos importations a augmenté de 20% du fait de la dépréciation de notre euro. Et ne me dites pas que vous n’achetez jamais d’essence, ni de biens “made in China”…
Y a qu’à acheter du 100% “made in France” ?
Vous êtes malin…
Mais revenons à notre euro.
Cette tendance à la dépréciation va-t-elle s’arrêter ?
Cher ami, je crains fort que nous soyons embarqués à bord de l’euro-Titanic… Embourbé dans la dette jusqu’au cou, plombé par une croissance condamnée à rester molle des années, l’euro aura bien du mal à redresser la barre. Il est comme… tiré par le fond.
Comment ça, où sont les canots de sauvetage ?…
Comment sauter dans un zodiac et prendre la tangente ?
En investissant une petite partie de votre argent dans des devises fortes, vous dirait Jérôme Revillier, expert dans la captation des tendances des monnaies (en swing). Ses lecteurs ont ainsi pu jouer sereinement la hausse du billet vert face à des devises majeures. Résultat ? Un capital en passe de gagner 10% en quelques semaines grâce au dollar australien et à la livre sterling. Le tout en moins d’une heure par semaine. Pour en savoir plus.
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En plaçant partiellement vos fonds dans l’or physique, vous dirait Simone Wapler ; si votre optique est d’avoir une “assurance” pour protéger votre capital
Une chose est sûre, la guerre des monnaies ne devrait plus vous laisser de marbre…


Il vaudrait beaucoup mieux s’informer sur la réalité du dollar australien… Sa côte face à l’euro est en baisse sérieuse depuis deux semaines. Le gouvernement australien hésite même sur une dévaluation nécessaire face aux aleas du commerce asiatique, chinois et japonais, ses principaux clients. Evitez de conseiller quand on ignore de façon grossière une réalité certaine…
Votre argent a perdu 20% de son pouvoir d’achat (en dollar) en cinq ans. Cela est vrai en sélectionnant la période la plus défavorable à l’euro. Si au contraire on choisi de remonter jusqu’à 2002 on passe de 0,9 à 1,28 ce qui se traduit par une hausse substantielle du pouvoir d’achat du porteur d’euro …