Café : après le décrochage, la reprise ?

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Voici les dernières nouvelles fondamentales en provenance du marché du café.

Production mondiale en très légère hausse
Selon l’organisation internationale du café, les exportations de café s’établissaient sur les sept premiers mois de la saison 2008/2009 (qui a commencé en octobre 2008) à 57,2 millions de sacs contre 55,4 millions l’an dernier à la même période. Une hausse de 3,1%.

De mai 2008 à mai 2009 les exportations d’arabica sont en très léger repli de -0,4% alors que sur la même période les exportations de robusta étaient en hausse de 4,5%.

Demande mondiale stable
Le café est l’une des boissons les plus consommées au monde. L’essentiel du café est consommé en Europe aux Etats-Unis, et cette consommation est très stable.

Parallèlement, la demande des pays asiatiques émerge et croît régulièrement. Etant donné le potentiel de développement économique de cette zone dans les 10-15 prochaines années et l’amélioration régulière du pouvoir d’achat des populations locales, la demande de café devrait croître régulièrement dans une optique long terme.

Le cycle du café
La demande est relativement peu élastique au prix. Lorsque le prix baisse, la consommation n’en sort pas vraiment renforcée.

De même, en cas de hausse du cours, la demande pourra éventuellement baisser légèrement, mais dans des proportions bien moindres que la variation des cours.

Autre chose à connaître : la saisonnalité. Dans les pays consommateurs (Europe et Etats-Unis), la demande de café diminue pendant la saison estivale. Elle se situe alors 10% en dessous du niveau de consommation annuel moyen.

Inversement, elle augmente durant la saison froide et atteint souvent des records au premier trimestre de l’année.

Pour en revenir au fondamentaux : selon l’OIC, l’offre et la demande s’équilibre, à peu de chose près.

Un marché "drivé" par la spéculation
Si les fondamentaux (offre/demande) sont équilibrés, à quoi attribuer la volatilité des cours sur le marché du café ?

Probablement à la spéculation.

La crise des marchés financiers a semé le chaos dans le cycle du café. Les repères ont volé en éclats…

La crise financière sème le trouble
La tendance haussière qui prévalait de 2003 à mi-2007 a été cassée et la baisse dure maintenant depuis deux ans. Nous avons alors touché un point bas en décembre 2008 à 104 $.

Certes, le café est moins sensible à la situation économique que ne le sont les métaux de base par exemple, mais il a manifestement souffert du repli généralisé des marchés.

Les bears n’ont pas hésité à le jouer à la baisse. Il a été emporté, malgré des fondamentaux stables.

Que nous dit le graphique ?
La zone des 105 cents la livre constitue un point bas testé par trois fois déjà depuis octobre dernier. Solide donc.

A partir de mars, le cours du café a suivi l’ensemble des marchés financiers de la planète à la hausse. Ainsi, les cours ont gagné 38% en quelques semaines et ont touché début juin un point haut à 143,5 cents la livre. Et là, tout s’est subitement effondré. Le café a suivi les marchés actions à la baisse, mais en amplifiant terriblement le mouvement.

La spéculation, toujours…

Cours du caf</p>
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Isabelle Mouilleseaux

Isabelle Mouilleseaux rédige chaque jour l'Edito Matières Premières & Devises (Publications Agora), une lettre internet gratuite consacrée au marché des matières premières et au marché des devises. Passionnée depuis toujours par la Bourse et par tous les marchés financiers, Isabelle s'est spécialisée dans les matières premières et veut permettre à l'investisseur particulier de découvrir et de comprendre l'investissement sur ce marché , ainsi que celui du Forex.
 
L'Edito Matières Premières & Devises est bien plus qu'une chronique quotidienne. C'est un pôle d'activités centré sur les matières premières et les devises qui vous donne les moyens de suivre et de maîtriser ces marchés ! Vous y trouverez des conseils, des opinions, et des avis d'experts. Vous pouvez recevoir gratuitement l'Edito Matières Premières & Devises en cliquant ici.