Le complot franco-français
Axel Weber est sans doute le prochain gouverneur de la Banque centrale européenne.
D’ailleurs, il commence à marquer son territoire et à clairement revendiquer sa rigueur allemande.
Il n’a pas hésité, ce week-end à dénoncer un complot franco-français où Jean-Claude Trichet, actuel dirigeant de l’institution, aurait accepté de racheter des créances pour alléger et soulager l’exposition de certains établissements français.
Autant dire qu’en pleine période de trouble, ce genre d’allusion ne rassure pas.
La France inquiète quant à son triple A
Le pessimisme règne. Et la volonté affichée des politiques à faire porter le chapeau des "mesures d’austérité" au marché me donne un goût plutôt amer et n’arrange rien.
M. Baroin, notre ministre du Budget, n’a pas hésité à parler publiquement de la note souveraine française, pour l’instant encore un AAA. Mais le simple fait d’évoquer la "tension" sur cette notation illustre les craintes et les inquiétudes palpables des Etats.
A l’heure où j’écris ces lignes, le stress monte d’un cran, et des rumeurs non confirmées de dégradation italienne et française circulent dans les salles de marchés.
Après Lehman Brothers, les Etats vont devoir affronter à leur tour à la question du "Too big to fail".
L’euro plonge à nouveau
Ce mardi matin, l’euro repasse sous les 1,22 $ illustrant lui aussi que le rebond de fin de semaine dernière n’était peut-être qu’un mouvement technique.
Le fait le plus marquant est que ce mouvement se fasse avant même l’ouverture des marchés américains, d’habitude véritable locomotive de la tendance.

