Un truc a dû m’échapper, non ?
A l’heure du déluge d’informations, où le moindre “tweet” peut devenir un “buzz” et terminer en une du journal télévisé (@eoletrading si vous voulez me “follower”), il est parfois bon de prendre du recul.
Je vais être honnête, quand je vois l’euphorie de certains confrères, il y a vraiment une grosse nouvelle qui a dû m’échapper…
Je vous propose un petit rappel des faits.
Une fête qui avait bien démarré…
La fête a commencé fin juin quand Mario Draghi a brisé les tabous de la politique monétaire européenne, en annonçant sans réserve “que la BCE ferait tout ce qu’elle doit faire pour sauver l’euro“, rappelant l’irréversibilité de ce dernier.
Les marchés, affaiblis, n’en demandaient pas tant pour démarrer ce qui allait être un rally des plus violents qui nous ait été donné de connaître durant ces 10 dernières années. Le gain a été de plus de 20%.
Premier problème majeur : une hausse fondée sur de mauvaises raisons précède toujours une baisse encore plus forte. Dans notre cas, la seule motivation haussière était de voir les banques centrales s’activer et passer outre toutes les règles de leur mandat respectif afin d’aller au chevet du malade lui injecter une nouvelle dose de liquidités. Avouez que c’est un peu léger, non ?
Un aperitivo bien préparé…
La Fed, lors d’un symposium en grande pompe à Jackson Hole, préparait le terrain à un QE3, rapidement confirmé par le comité monétaire suivant. Depuis l’officialisation du QE3 en septembre, la Fed assure un rythme frénétique de rachats à hauteur de, tenez-vous bien, 40 milliards de dollars par mois.
Puis l’apothéose sera la conférence de presse de Mario Draghi, presque en rock star, maîtrisant parfaitement le double langage pour ménager les marchés et la rigueur allemande.
Et vint l’abus de liquidité…
La BCE n’y va pas de main morte, en tout cas en apparence. Son programme d’OMT vise à racheter la dette des pays en difficulté et ainsi, sous prétexte de maintenir l’efficacité de la politique monétaire, faire baisser les taux d’emprunts de ces pays.
Allié à la validation du MES par la Cour de justice allemande quelques jours plus tard, tout semblait désormais sous contrôle, l’appétit pour le risque revient et les marchés atteignent de nouveaux seuils à la hausse. Et peut-être même un point haut pour un moment…
Puis, fatalement, la gueule de bois…
Mais voilà, la rentrée apporte son lot de grisaille et comme pour les vacanciers, nous ramène à la réalité tout comme les marchés qui se réveillent avec un gros mal de crâne !
Et la vérité, c’est que nos banquiers centraux ont tiré leur dernière cartouche dans la bataille, s’en remettant à la responsabilité politique pour relancer le monde. Et voilà où nous en sommes aujourd’hui :
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Une politique monétaire ultra-accommodante avec des taux bas, des injections de liquidités et un horizon repoussé à l’infini. Sachez d’ailleurs qu’on ne parle plus de QE3 mais de QE infinity… tout un programme.
Ces mesures, apporteront de l’inflation, ou pire une déflation.
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Soit l’inflation va vous rendre pauvre, très pauvre, retraités et petits investisseurs en première ligne. (si vous êtes les deux, c’est double ration !)
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Soit la déflation va définitivement terrasser l’équilibre économique européen, entraînant une course à la relance. Des prix en baisse, même si cela peut paraître intéressant, finissent par écorner votre salaire, votre patrimoine et très vite votre emploi. Regardez du côté des Japonais pour comprendre…
Quand la Fed doute d’elle-même !
Mais en plus des effets pervers de la politique monétaire s’ajoutent les doutes sur sa propre efficacité. Et ces doutes ne viennent pas de votre chroniqueur préféré, ou autres Cassandre des marchés, mais des membres de la Fed eux-mêmes !
Charles Plosser et Richard Fischer, membres non-votants du comité de la Fed, ont remis en cause l’efficacité du QE3 et son impact réel sur la croissance… comprenez que ça m’interpelle, non ?
Jouez le retour de l’incertitude
Alors exceptionnellement aujourd’hui, je ne vous parlerai pas du Forex, même si je conserve une conviction vendeuse sur l’euro, tant que celui-ci est sous 1,33 $.
Je voudrais ici évoquer avec vous le VIX, cet indice de la peur lié à la volatilité du S&P 500 qui est accessible facilement pour tous sur vos plateformes de trading.
Regardez la configuration graphique actuelle de ce contrat VIX à échéance octobre. Le plus réactif à sélectionner en ce moment.
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus
CFD VIX octobre 2012
Je préconise un achat sur la zone actuelle, proche des plus bas à trois ans, entre 15,50 et 14 points.
Le seuil d’invalidation se situe vers la zone à 13/12,80, qui marquerait un nouveau plus bas.
Une fois en position, vous serez armé pour profitez de la peur et de la nervosité des marchés. Et croyez-moi, ça ne saurait tarder !
[NDLR : Découvrez la stratégie de Jérôme Revillier qui affiche à ce jour une progression de 23,38% depuis le 5 juillet 2010 : tout est expliqué dans son message spécial...]



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