GOR : retour à la norme historique
Le 14 juin 2013, ayant l’intention d’écrire un article sur l’or, les mines et le pétrole, j’avais étudié le graphique historique du Gold/Oil Ratio (le GOR). Ce ratio vous donne simplement combien de barils de pétrole achètent une once d’or. L’article n’a jamais été écrit, mais le graphe, qui était resté sur mon bureau, parle de lui-même.
En faisant un petit rangement de la fenêtre de travail de mon ordinateur, j’ai rouvert ce graphique et par curiosité, j’ai voulu aller voir où nous en étions aujourd’hui, entre la poussée haussière du pétrole et la baisse de l’or. Je suis le premier surpris : nous sommes de retour à la norme historique du nombre de barils achetés par une once d’or.
Quelles conclusions en tirer ?
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le pétrole est actuellement très légèrement trop cher par rapport au prix de l’or, ou a contrario ;
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l’or est légèrement survendu… (excusez-moi de pouffer de rire dans mon coin en écrivant “légèrement survendu”)
La tendance haussière actuellement observée sur le pétrole est en totale contradiction avec la baisse forcée de l’or. C’est très étrange
Etant donné l’atterrissage brutal de l’économie chinoise, la récession de plus en plus évidente en Occident et le fait que les puits américains se sont remis à produire du pétrole, annonçant urbi et orbi, qu’ils seront bientôt énergiquement autonomes, le pétrole n’a aucune raison de monter alors que les marchés feignent de croire que la Fed va arrêter la planche à billets. Si les QE s’arrêtaient, le pétrole devrait baisser.
Le raffermissement actuel du dollar est lui aussi en totale contradiction avec la hausse du prix du baril.
Ce mouvement haussier du pétrole pourrait laisser à penser que certains ont pris des positions comme si Benjamin Netanyahu pouvait s’apprêter à mettre à exécution ses sombres projets pour l’Iran. Pour mémoire, le 27 septembre 2012, le Premier ministre israélien brandissait à la tribune des Nations Unies un dessin d’une bombe supposée être iranienne, en annonçant qu’il laissait encore environ six mois à la diplomatie pour régler définitivement le problème du nucléaire iranien. En fixant une date butoir, Netanyahu a engagé sa crédibilité et celle du pays. Pendant son discours, il a martelé que le scénario du pire pouvait être évité, mais le mot “guerre” a bel et bien été prononcé.
Cette hypothétique attaque est évidemment l’arlésienne, dont on parle souvent et qu’on ne voit pas venir. Jusqu’au jour où…
Le coup d’état de l’armée en Egypte met certes un peu le canal de Suez en émoi, mais ce ne sont pas les militaires qui vont tuer la poule aux oeufs d’or. Si la cause de cette petite fièvre pétrolière est l’Egypte, le soufflé va dégonfler rapidement.
Méfiance !
Si vous êtes déjà “long” sur le dollar et si vous avez un tant soit peu peu investi dans les métaux précieux, restez en observateur sur le pétrole.
Par ailleurs et pour mémoire, plus le GOR descend, plus les mines d’or vont souffrir puisqu’elles sont très énergivores. S’il n’y a pas rapidement un renversement de tendance sur le prix de l’or ou celui du pétrole, les mines vont s’effondrer.



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