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Que nous dit Elliott sur l'or ?
par Nos Rédacteurs EMP
Mercredi 17 février 2010

Les banques centrales continuent d'acheter
Le métal précieux continue à faire l'actualité ces dernières semaines. Par exemple, la Banque centrale russe a annoncé récemment que le pourcentage de ses réserves en or est passé de 1,7% à 5,1%. Par ailleurs, sur le seul mois de décembre, elle a acheté 800 000 onces d'or -- un montant sans précédent pour un seul mois.

Où va l'once d'or ? Analysons cela en appliquant la théorie d'Elliott...

Pour commencer, un état des lieux graphique et mathématique s'impose.

Etat des lieux
Avant d'appliquer les bases de la théorie elliottiste, regardons la situation technique pour les prochaines semaines sur ce graphique journalier.

Graphique de l'or

1. Sur le plan graphique de ces derniers mois, la tendance sur l'or reste haussière. La matière première a même plutôt bien résisté à la correction des indices ces dernières semaines, ne parvenant pas à enfoncer significativement son point bas du 22 décembre à 1 074 $.

2. Sur le plan des indicateurs mathématiques, jusqu'à récemment la situation était un peu plus contrastée.

Effectivement, comme nous pouvons le voir, le RSI à 14 jours était coiffé par une résistance oblique descendante proche des 50, zone de neutralité de l'indicateur.

De toute évidence, cela laisserait théoriquement présager une poursuite de la correction. Cependant, le mouvement acheteur a été fort ces derniers jours, remettant ainsi en cause la poursuite de la correction.

Donc... à ce niveau, vous voyez qu'il est difficile de privilégier franchement un scénario au détriment de l'autre.

C'est là qu'intervient la théorie d'Elliott
Elle va nous permettre de confirmer ou invalider les scénarios que nous venons d'esquisser.

Nous allons décomposer la grande vague d'impulsion sur le métal précieux, qui va du point bas à 865 $ en avril 2009 au point haut de décembre dernier, à 1 226 $. Cette grande vague d'impulsion se décompose en cinq sous vagues. Les voici :

Graphique de l'or - décomposition de la grande vague d'impulsion

1. Entre avril et juin 2009,les cours dessinent une première vague impulsive (1) depuis 865 $, avec un top à 991 $ le 3 juin.

2. Les vagues correctives retracent de manière importante chaque vague impulsive. Ainsi, la première vague est retracée très fortement, la vague corrective (2) marquant un point bas à 905 $ le 8 juillet 2009.

3. Vient ensuite une forte accélération haussière au cours de la vague impulsive la plus puissante (3), avec un top à 1 070 $ le 14 octobre.

4. Cette vague est partiellement retracée (de 38,2%) par la vague corrective (4), qui ramène l'once sur les 1 025 $ fin octobre.

5. Et enfin la vague impulsive (5) marque un top historique à 1 226 $ et termine la première grande vague impulsive qui va de 865 $ à 1 226 $.

Après la grande vague l'impulsive, la grande vague corrective
Comme vous le voyez, chaque mouvement impulsif se décompose donc en cinq temps.

Et chaque mouvement impulsif est suivi par un mouvement correctif (donc baissier) en trois temps, notés a, b, et c. Nous sommes en plein dedans.

La vague a a fait dévisser l'once de 1 226 $ à 1 074 $. Elle a été suivie d'un rebond (la vague b) qui a ramené l'once à 1 162 $ mi janvier. Et nous sommes dans la vague c.

Avant de poursuivre, permettez-moi une parenthèse.

1 006 $ : un niveau crucial
Entre avril et décembre 2009, la vague 3 du mouvement en cours balaye progressivement les doutes des derniers sceptiques sur la nature haussière du mouvement en formation, dépassant le top de la première vague à 1 006 $. Ce niveau est particulièrement important dans la théorie elliottiste.

Correspondant à un top majeur et à une résistance, cela devient un support majeur quand il est dépassé, et il n'est pas possible de repasser en dessous au cours de la vague 4, c'est ce que l'on appelle l'overlap.

Un point d'achat intéressant
C'est une des règles les plus importantes dans la théorie elliottiste, et ce niveau majeur constitue bien souvent un point d'achat intéressant. Cependant, il ne faut pas être trop rigoriste sur celui-ci, et on peut considérer que tant que le niveau d'overlap n'est pas invalidé en clôture, il reste valable.

En conséquence, je placerais vers les 993 $ un stop.

Mais revenons à la correction a, b, c en cours.

Différentes perspectives se dessinent

En fait, il existe trois possibilités :

1. soit nous sommes encore dans la grande vague B. Nous pourrions alors revenir échouer au niveau de la résistance des 1 162 $ avant une vague C ;

2. soit nous avons terminé la B le 11 janvier, et déjà débuté la C. Dans le cas le plus fréquent en Elliott, la C est égale à la vague A.

Regardez : ma vague A entre 1 226 et 1 074 a une "taille" de 152 points. Si j'estime que ma vague B s'achève à 1 162, je peux donc reporter la taille de celle-ci à partir de ce point haut, ce qui me donne une vague C théorique à 1 010 $.

Ce niveau est particulièrement intéressant, sachant que nous avons une zone de supports horizontaux à 1 026/1 006 $, et qu'il se situe juste au-dessus du fameux overlap, à 1 006 $ -- à 4 $ près.

3. Maintenant à vous de travailler : pour la prochaine fois, je vous laisse réfléchir à la troisième possibilité dans le cadre de ce décompte. Nous vérifierons cela ensemble dans un prochain Edito.

 
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